18/02/2022 - Energie lumineuse pour les objets connectés dans l’industrie

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Avec Easytech, la société Dracula Technologies veut réduire les couts de maintenance sur les capteurs sans fils dans l’industrie. Crée en 2011, cette Deeptech startup développe des modules photovoltaïques organiques souples « à façon ». Le point avec Brice Cruchon, PDG de la société.

Vous transformez la lumière en énergie. Pour quelles applications ?

Nous développons des solutions d’alimentation électrique à partir de la lumière ambiante, pour des objets électroniques nécessitant des micro puissances. Dracula Technologies positionne en particulier son offre en direction des industriels qui ont besoin de digitaliser leurs procédés. Ils doivent mettre en œuvre des capteurs à différentes étapes. L’alimentation de ces capteurs par la lumière ambiante permet limite le recours à des piles ou à des batteries. On gagne sur les temps de maintenance et aussi sur les déchets !

Comment passe-t-on du monde de l’impression numérique à celui de l’IOT ?

Baptisé Layer, notre technologie consiste à réaliser des modules OPV (Photovoltaïque Organique) avec les techniques d’impression numérique jet d’encre. Nous créons ainsi, à façon, de petits modules photovoltaïque pour produire l’énergie juste nécessaire à une application donnée dans une ambiance lumineuse donnée.

Votre approche est-elle frugale ?

Nous utilisons très peu de matière pour fabriquer nos modules et nous prêtons une grande attention à l’impact environnemental et économique de nos procédés. De plus, nos solutions sont adaptées au juste besoin de chaque application, jamais surdimensionnées.

Avec Grenoble-INP dans le cadre d’Easytech, en 2022, vous développez un kit de prototypage rapide. Qu’en attendez-vous ?

Notre cœur de métier, c’est le photovoltaïque souple. Avec Easytech, nous avons le soutien de Grenoble-INP sur le développement de l’électronique de de gestion de nos panneaux photovoltaïques. Plus précisément, cette fois ci nous comptons développer une plateforme de prototypage rapide à partir de briques technologiques réutilisables : en fonction du besoin spécifique d’un client, nous serons en mesure de lui proposer un montage complet de système juste dimensionné à son besoin. Nous travaillons sur un capteur de luminosité qui permettra d’intégrer notre technologie Layer dans un module électronique faible consommation et de tester l’ensemble dans les différents scénarios d’utilisation du client.

Vous aviez déjà travaillé dans le cadre de Nanoelec/Easytech en 2014 et 2019. Que vous ont apporté ces expériences ?

Effectivement, dans les projets précédents avec Grenoble-INP nous avons pu augmenter notre niveau de compétence pour mieux développer l’électronique nécessaire au pilotage de nos modules photovoltaïques. Et nous avons démontré qu’en alimentant une étiquette RFID avec nos tous petits capteurs photovoltaïques souples, on peut augmenter d’un facteur 4 le rayon dans lequel elle est détectée. Nous avons levé 2,4 millions d’euros en 2019 pour lancer la pré-industrialisation de notre module en vue de cette application. Le gain en performance intéresse des fabricants d’étiquettes RFID avec lesquels nous négocions actuellement pour différents grands marchés applicatifs.

Technicienne OPV chez Dracula Technologies imprimant des modules photovoltaïques organiques sur une machine industrielle (c) Dracula Technologies

Technicienne OPV chez Dracula Technologies imprimant des modules photovoltaïques organiques sur une machine industrielle (c) Dracula Technologies

 

Démonstrateur OPV pour allumer une LED (c) Dracula Technologies

Démonstrateur OPV pour allumer une LED (c) Dracula Technologies

 

Dracula Technologie développe des modules photovoltaïques organiques flexibles « à façon » (c) Dracula Technologies

Dracula Technologies développe des modules photovoltaïques organiques flexibles « à façon » (c) Dracula Technologies